Les portes automatiques du temple d’Heron d’Alexandrie
Infographie de Yann Minh
http://www.yannminh.com/french/IndRobot10.html
HERON
Ancêtres de la robotique contemporaine, les systèmes mécaniques et Hydrauliques de l’école d’Alexandrie sont sans doute les premiers systèmes de régulation.
C’est aux alentours des VIe et Ve siècles av. J.C. que le machinisme se développe réellement en Grèce, grâce à des techniques venues du Proche-Orient.
Ce seront surtout des recherches appliquées aux machines de guerre et les instruments de levage, avec des ressorts, des leviers, poulies et moufles destinés à démultiplier l’effort animal ou humain, jusque-là mesure et limite de toute chose.
Ces nouveautés dans les domaines de la mécanique et de l’hydraulique, donneront naissance à plusieurs innovations technologiques par l’école d’Alexandrie au IIIe siècle AVJC dont on trouvera la concrétisation contemporaine dans l’automatique et la robotique : mécanique et engrenages (en bois, puis en métal précieux), cylindres et pistons, pompes, instruments de mesure (clepsydres), arbre à cames, systèmes de régulation automatique (pressoirs à leviers et à contrepoids).
Quelques noms ont traversé les siècles : Ctésibios, Héron d’Alexandrie, Philon de Byzance et un certain ArchimèdeÉ
Ctésibios (ou Ctesibius), était barbier à Alexandrie (IIIe siècle av. J.-C.) est resté dans l’histoire pour ses travaux sur les clepsydres, ou horloges hydrauliques, objets fonctionnels mais aussi Ïuvres d’art mettant en scène des sculptures automates animées par le mouvement de l’eau.

Héron d’Alexandrie (125 av. J.-C.) créateur d’automates mus par l’eau, s’intéressa également à la vapeur et à l’air comprimé. Connu pour les machineries décrites dans son Traité des pneumatiques, on lui doit par ailleurs un projet de machine destinée à ouvrir automatiquement les portes d’un temple.
Ce texte est composé à partir du synopsis de mon documentaire « Sous le règne d’Héphaïstos » pour La Cinquième. , et de l’histoire des robots pour la borne interactive du musée du CNAM.
© Yann Nguyen Minh, Raymond Audemard, CNAM, 1997


